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La jauge est restée en place sur chaque cours d’eau,pendant tout le temps qui était nécessaire, pour qu’onfût bien assuré qu’il n’y avait pas de variation dans lahauteur des eaux d’amont, ce qui a souvent duréplusieurs heures, et même quelquefois plusieurs jours.
Les hauteurs étaient observées h chacune des quatreéchelles. Cependant, je n’avais h faire usage que decelles extérieures; mais celles des bords de l’échan-crure servaient de contrôle et de vérification théoriquedes formules connues, sur l’écoulement de l’eau, pardes orifices en mince paroi. J’ai calculé le volumed’eau de chaque source , d’après les formules donnéespar M. cLAubuisson , et les coefficients que l’expériencedirecte a fournis à MM. Poncelet et Lesbros, pour unappareil des mêmes dimensions que le mien (i).
Pour le ruisseau de Feytan, qui est très abondant,le déversoir de 20 centimètres de largeur, eût forcéles eaux h s’élever à une hauteur , qui eût donné lieu àdes déversements dans la prairie : j’ai fait alors usage
(I ) La formule de l’écoulement de l’eau par les déversoirs en minceparoi, dans les circonstances de l’appareil décrit ci-dessus, est,d’après M. d’Aubuisson ( Traité d'hydraulique , n° 72) Q= 1,80 LII l/~~ II, dans laquelle Q est le nombre de mètres cubes écoulés pen-dant une seconde , L la largeur du déversoir, et II la hauteur de l’eaud’amont, au dessus du seuil du déversoir. Celte hauteur de l’eaud’amont, avant l’inflexion produite aux approches du déversoir , estmesurée par les échelles placées , comme on l’a dit, à 25 centimètresde distance du perluis. D’après MM. Lesbros et Poncelet, le coefficient1,80 doit être porté à 1,84 lorsque la charge n’est que de 25milli-mètres ; il se réduit à 1,72 lorsque la charge atteint 208 millimètres,et il varie presque régulièrement entre ces limites. J’ai adopté cescoefficients variables.