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n’ont fait connaître qne les quantités d’ean qui pas-saient par l’échancrure de la jauge, je puis bien n’avoirpas réellement reconnu toute l’eau fournie par chaquesource; mais l’essentiel était d’avoir un minimum, donton pût être certain; c’est ce que j’ai obtenu.
Il m’a e'té déclaré par les gens du pays , et notam-ment par les meuniers, que pendant les plus grandeschaleurs de l’été, les sources ne descendent pas d’unemanière sensible, au dessous du point où elles étaientlorsque je ies ai mesurées. A la fin du mois d’aoûtdernier, dont la durée, ainsi que celle des mois dejuillet et de juin , a été marquée par une grandesécheresse, j’avais fait une visite préalable des lieux,et j’ai reconnu, par quelques points de repère, queles hauteurs d’eau étaient alors les mêmes qu’à l’époquedes jaugeages; en sorte qu’elles n’ont point été influen-cées par les pluies, d’ailleurs peu abondantes, qui onteu lieu au mois de septembre. J’ai eu l’attention dene faire les opérations qu’en très beau temps fixe, etlorsque l’abaissement du niveau de la Saône indiquait,que je pouvais me considérer comme étant au momentde l’étiage. L’inspection des sources, et de certainsconduits en maçonnerie où elles coulent, fait recon-naître, par des végétations et des sédiments, la tracedu niveau des eaux : cette trace n’éprouve évidemmentque de faibles variations.
Je joins au présent rapport une carte topographiquedes environs de Lyon , sur laquelle j’ai marqué, pardes lignes bleues, les divers cours d’eau dont j’ai faitle jaugeage et le nivellement.
Les hauteurs sont rapportées à l’échelle du pont delàFeuillée, dont le zéro correspond à l’étiage de la Saône .