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d’nne autre planche de zinc , dont le pertuis avait 5ocentimètres de largeur, et se trouvait semblable àcelui qu’a employé M. d’Aubuisson, dont j’ai adopté,pour ce cas, le coefficient (n os 70 et 72 du traitéd’hydraulique ).
Ayant éprouvé quelques difficultés , pour installerl’appareil, dans les galeries par lesquelles les diversessources de Roye aboutissent dans le réservoir, j’ai faitétablir, dans ce même réservoir, une caisse en bois,dont la feuille de zinc à pertuis de 20 centimètres,formait un des côtés, et j’ai fait arriver successive-ment chacune des sources dans cette caisse mobile.
Ainsi, j’ai pris toutes les mesures nécessaires , pourme trouver dans une position absolument identiqueavec celle dans laquelle se trouvaient MM. d’Aubuisson,Lesbros et Poncelet ; et les résultats qu’ils ont publiésdans leurs ouvrages, ayant été fournis par des mesuresdirectes, je crois avoir ainsi donné à mes jaugeages,le caractère d’exactitude que peut réclamer leur im-portance.
Je n’ai pas, d’ailleurs, négligé les autres moyens demesurage connus, les plus appropriés aux localités,et ces méthodes de contrôle ont confirmé les résultatsque je vais présenter.
Je dois toutefois faire observer que, quelque soinque l’on ait mis à la construction des batardeaux, ilétait fort difficile de les rendre parfaitement étanches.En outre, le remou ou gonflement, produit par le bar-rage, au dessus du niveau habituel et presque constantde ces cours d’eau réguliers, a dû donner lieu à desfiltrations non aperçues. Et, comme mes jaugeages