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Il existe dans le pays que j’ai parcouru, entreNeuville et Trévoux, plusieurs autres petits cours d’eau,dont il a été jugé inutile de constater le produit et lahauteur, parce que ceux mentionnés ci-dessus sontplus que suffisants, pour l’objet que l’on avait en vue.
La société de dérivation m’ayant exprimé le désir defaire constater un fait important sur la vitesse de l’eaude ces sources, et sur les effets de la températureatmosphérique, pendant l’hiver, alléguant que ceseaux ne sont jamais arrêtées par la congélation , avantd’atteindre le lit de la Saône ; j’ai fait jeter dans lecours d’eau de Lavosne , près de la roue du premiermoulin, un flotteur en bois, formé d’une bille, de lagrosseur d’une bille de billard; on l’a suivie, pours’assurer qu’elle restait constamment dans le fil del’eau, et que rien n’arrêtait sa marche. Cette billea mis deux heures quarante-quatre minutes, à serendre du premier moulin à la Saône : tel est, pour lemoins, le temps que l’eau met dans son trajet, depuisla source jusqu’à la rivière, car la bille a été constam-ment au point de la plus grande vitesse.
M. le maire de Neuville m’a remis le certificat ci-joint (i), constatant que les eaux de Neuville ne gèlenten aucun point de leur cours, et que notamment pen-dant l’hiver dernier, et pendant celui de 1829 à i85o,les moulins situés à l’extrémité du ruisseau , près de sonembouchure , n’ont pas cessé de tourner, malgré unfroid de i5 degrés.
Ainsi, ces eaux sortant de leur source, peuvent res-
(1) Voyez ce ceitificat dans le chapitre vm du Mémoire, page t5f>.