35o
1
ter, pendant au moins deux heures trois quarts, sur lesol, en contact avec l’atmosphère, par les plus bassestempératures, sans se congeler. On peut en déduire ,comme conséquence très probable, que pendant leschaleurs, ces mêmes eaux conservent longtemps aussileur température naturelle, qui, d’après les observationsque j’ai faites au mois d’août dernier, était de i 3 degréscentigrades, au sortir des sources. On sait d’ailleurs queles eaux de sources froides, amenées dans des galeriessouterraines , conservent leur température dans letrajet.
Les moins élevées de toutes les sources explorées,sont celles de Roye , qui se trouvent h 34 m 19, au dessusdes basses eaux de la Saône . (Ce niveau est seulementcelui du réservoir. Voyez l’observation contenue dansune note précédente. )
Toutes les autres sources peuvent être amenées aubassin de Roye , et de là , conduites à Lyon , dans desgaleries, dont la pente peut être réglée à 20 centimètres,au plus, par kilomètre.
La distance de Roye au jardin botanique de Lyon ,est d’environ 6 kilomètres mesurés en ligne droite, et9 kilomètres mesurés en suivant les contours du coteau,qui borde la rivière.
Le bassin du jardin botanique est à 3 i m , au dessusdu niveau des basses eaux de la Saône .
Il résulte de tout ce qui précède, qu’il est possibleet même très facile d’amener à Lyon , à la hauteur dubassin du Jardin-des-Plantes , un volume de vingt-deuxmillions de litres , par vingt-quatre heures, d’une eaude source de la limpidité la plus parfaite, qui conservera