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Des eaux de source et des eaux de rivière, comparées sous le double rapport hygiénique et industriel : et spécialement des eaux de source de la rive gauche de la Saône, près Lyon, étudiées dans leur composition et leurs propriétés, comparativement à l'eau du Rhône / par Alphonse Dupasquier
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certaine hauteur, que lon pourrait sacrifier ; on bien,par lemploi dune faible pompe à feu, établie à l'ex-trémité du canal. Lun de ces deux appareils suffirapour faire monter sur le plateau, toute la quantitédeau nécessaire aux habitations qui sy trouvent.

Aucun cours deau des environs de Lyon , nest assezelevé pour pouvoir être amené par la seule pente, surle promontoire de La Croix-Rousse , qui est de 90 mau dessus du niveau du Rhône , et de 255 m (781 pieds)au dessus de celui de la mer. Leau de la rivière dAin ,pour y venir, dans un canal qui décrirait nécessaire-ment beaucoup de contours, si lon voulait maintenirautant que possible son élévation , devrait être prise ,au moins, à la limite du département du Jura , et celledu Rhône , au sortir du lac de Genève. Quelquesdétails succincts vont confirmer celte dernière asser-tion , qui surprendra sans doute plus dune personne.

Le niveau du lac Léman , esta 567"* ( 11 54 pieds )au dessus de la Méditerranée . Le cours du Rhône ,depuis Genève jusquà Lyon , a 200 kilomètres dedéveloppement; mais la distance entre les deux villes,nest que de 120 kilomètres, en ligne directe. Si lonconstruisait un canal allant de lun de ces points a lau-tre , on peut supposer quil aurait, à peu près, uneétendue moyenne entre les deux chiffres précédents,cest-à-dire 160 kilomètres environ. Or, si lon voulaitlui donner la pente de i/iooo (celle de laqueduc ro-main de Pilât, était beaucoup plus forte, elle était de1,600 ) , il en résulterait une différence de niveau entrele point de départ et le point darrivée de leau , qui11e laisserait . ce dernier, quune hauteur absolue de