certaine hauteur, que l’on pourrait sacrifier ; on bien,par l’emploi d’une faible pompe à feu, établie à l'ex-trémité du canal. L’un de ces deux appareils suffirapour faire monter sur le plateau, toute la quantitéd’eau nécessaire aux habitations qui s’y trouvent.
Aucun cours d’eau des environs de Lyon , n’est assezelevé pour pouvoir être amené par la seule pente, surle promontoire de La Croix-Rousse , qui est de 90 mau dessus du niveau du Rhône , et de 255 m (781 pieds)au dessus de celui de la mer. L’eau de la rivière d’Ain ,pour y venir, dans un canal qui décrirait nécessaire-ment beaucoup de contours, si l’on voulait maintenirautant que possible son élévation , devrait être prise ,au moins, à la limite du département du Jura , et celledu Rhône , au sortir du lac de Genève. Quelquesdétails succincts vont confirmer celte dernière asser-tion , qui surprendra sans doute plus d’une personne.
Le niveau du lac Léman , esta 567"* ( 11 54 pieds )au dessus de la Méditerranée . Le cours du Rhône ,depuis Genève jusqu’à Lyon , a 200 kilomètres dedéveloppement; mais la distance entre les deux villes,n’est que de 120 kilomètres, en ligne directe. Si l’onconstruisait un canal allant de l’un de ces points a l’au-tre , on peut supposer qu’il aurait, à peu près, uneétendue moyenne entre les deux chiffres précédents,c’est-à-dire 160 kilomètres environ. Or, si l’on voulaitlui donner la pente de i/iooo (celle de l’aqueduc ro-main de Pilât, était beaucoup plus forte, elle était de1,600 ) , il en résulterait une différence de niveau entrele point de départ et le point d’arrivée de l’eau , qui11e laisserait . ce dernier, qu’une hauteur absolue de