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L’emploi d’une machine quelconque, pour donnerde l’eau potable à La Croix-Rousse, est donc une néces-site' à laquelle on 11e peut échapper, quel que soit lemode de fourniture qui soit mis à exécution. La seuledifférence qu’il y ait, à cet égard , entré les diverssystèmes réalisables, c’est qu’avec de l’eau amenée parsa pente naturelle, à mi-hauteur du plateau, il faut,pour l’élever au point culminant, une force motricede moitié moindre, que si l’on se servait d’eau de ri-vière; et si, par conséquent, il fallait transporter leliquide, du pied de la colline à son sommet.
dépense totale à 24,526,278 francs,( un million par lieue), etd’une autre part, que les revenus du canal se composeraient:
1° Des droits de navigation montant à. 60,000 fr.
2° Du produit de la vente de l’eau pour les besoins
domestiques, dans Paris , évalué à.1,460,000 fr.
Malheureusement, des deux revenus, dont l’un est si différent de
l’autre , c’est le dernier qui a fait défaut. On sait que les Parisien»ont complètement refusé de consommer , comme boisson, cetteeau, qui, par sa longne exposition à l’air, par sa marche lente,au milieu d’une végétation marécageuse , entretenue sur les berges etdans le fond du canal par la chaleur jointe à l’humidité, devienttièdejet fétide pendant une grande partie de l’année, et ne peut serviraux usages pour lesquels on l’a fait venir de si loin et à si grands frais.
II résulte de cet exemple frappant, qu’une eau dérivée pour em-ploi hygiénique , doit avoir une forte pente , afin de conserver saqualité potable ; à moins qu’on ne l’amène souterrainement : dans cecas , la chaleur et la végétation n’étant pas à craindre , la vitesse duliquide est indifférente. C’est ce dernier mode que préféraient le*Domains , nos modèles en fait de distribution d’eau potable.
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