on effectua une nouvelle dérivation, en se servant de tuyaux de bois,lesquels furent successivement remplacés , comme on va le voir.
En 1315, on construisit un canal en pierre de taille, long de 700 m ,depuis la grotte de Royat , où les sources sortent de diverses fissuresd’une roche basaltique, jusqu’à Lussaut. A partir de ce point, onétablit, en 1660, une série de tuyaux en pierre de taille de Yolvic,perforées de 0 m 15 dans le milieu ; cette conduite a 950 m de déve-loppement. Enfin, à la suite de ces tuyaux de pierre, dont il y apeu d’exemples ailleurs , on plaça * en 1732 , une conduite en fonte , '
de l,S70 m . Total : 5,220 m . Dans toute l’étendue de la dérivation, il nese forme aucune incrustation calcaire ; on a remplacé quelquestuyaux en pierre de taille , lesquels étaient parfaïtements nets. Mais jl’intérieur des tuyaux de fonte est recouvert d’une couche d’oxide, l
d’environ 0 m 015 d’épaisseur , et en plusieurs endroits on a re- t
marqué des concrétions tuberculeuses de la grosseur de 0 m 030 à p*0 m 035. Le service est fait dans la ville, par des tuyaux de terre cuiteet par d’autres en plomb ; on n’a jamais reconnu , en les déplaçant,aucune trace d’incrustation calcaire dans leur intérieur, quelles que jsoient la composition et la disposition desdits tuyaux. A Clermont , demême qu’à Gênes , la possession d’une certaine quantité quoti-dienne de l’eau distribuée, s’achète et se transmet, comme un autregenre de propriété : en dernier lieu, un pouce fontainier acheté,le siècle passé, au prix de 5,000 fr. , a été vendu , après avoir étédivisé entre plusieurs personnes, 36,000 fr. Les sources de Royat ,qui sont estivales, (c’est-à-dire plus abondantes en été qu’en hiver),donnent moyennement à Clermont , 75 pouces . . 50 à 55 lit. par liai.
d
IVISMES j possède, pendant une partie de l’année , une véritable \rivière, qui surgit dans son sein , mais qui malheureusement diminuebeaucoup en été, et quelquefois même tarit tout-à-fait. C’est pourcela , que les Romains, par un magnifique travail, dont on admireles restes au pont du Gard , y avaient amené, d’assez loin, 3 à 4,000pouces d’eau. U est question, depuis quelque temps , d’y fairevenir, non un pareil volume, mais la quantité d’eau potable néces-