NUT
NULLÏPORE, JYuilipom. Genrede polypiers pierreux, dont les ca-ractères , suivant Lamarck, sont :expansions solides, lobées, subfas-ciculées ou rameuses; aucun poreapparent. Genre créé aux dépens desmillepores.
Le polypier qui sert de type est lemillepore polymorphe, milleporanoâulosa , millepora polymorpha ,Lin.; croûte solide, affectant toutessortes de formes, sans pores visi-bles. On le trouve dans les mersd’Europe .
NUMMULAIRE. Plante. Payez
LYSIMACHIE.
NUMMULITE , Dfummulites .Genre de coquilles auquel Lamarckassigne pour caractères : coquillelenticulaire, discoïde, à parois sim-ples , recouvrant tous les tours ; lo-ges membraneuses, formées par descloisons transverses , imperforées.L’animal analogue n’est pas décrit.
L’espèce donnée pour type est lapierre lenticulaire , nommée aussicamérine , hélieste , pierre numismate ,etc. On ne la trouve que fossile, etsouvent en amas considérables etréunis.
NUTATION. Mot consacré pourdésigner les oscillations légères del’axe de la terre, qui l’élèvent et labaissent alternativement sur le plande l’écliptique. La botanique se sertde ce terme pour exprimer i’incii-naison des feuilles , des tiges ou desfleurs de certaines plantes desséchéespar l’ardeur du soleil. Il se dit aussiquelquefois de ces parties , lors-qu'elles sont naturellement pen-chées ; tel le chardon nommé nu-tans.
NUTRITION. La nutrition detout être organisé , se fait par larépartition du suc nourricier, qui,se répandant dans la tissure de sesparties diverses, les fait gonfler, s’yfige, et en augmente ou en entre-tient le volume, réparant ce qui s’enest dissipé. L’eau et le carbonesont regardés comme le principe nu-tritif du végétal. Cependant, on nedoit pas regarder la terre commenulle dans sa nutrition ; elle nelest pas plus que le placenta , qui ,par lui-même ÿ ne fournit rien a lavie du foetus, mais prépare et dis-pose le sang de la mère à devenir«a nourriture convenable. La terre
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s’imbibe d’eau et de carbone , lesretient, les prépare , les fournit aitbesoin, et est l’agent qui empêcheque le végétal ne soit exposé à l’alter-native funeste d’être inondé , oud’être desséché. La plante et l’ani-mal se nourrissent par intus-suscep-tion. Poy. dans ce Dictionnaire l’ar-ticle INTUS-SUSCEPTION.
NYCTAGE. Plante. Poy. belle-de-nuit.
NYCTANTHES , dyamlrie digy-nie,Lin. ; famille des jasminées, Jus .Arbrisseaux à rameaux carrés ; àpédoncules axillaires et terminais 9ou triflores ,avec deux bractées ca-lice à huit segmens ; corolle à huitsegmens ; péricarpe à deux coques( ou baie didyme à deux loges , àdeux semences ).
Ce genre de Linné , est partagéen deux: le nyctanthes ; péricarpe àdeux coques; et le mogorium , créépar Jussieu , dont le fruit est en baie.L’un et l’autre ne présentent que desespèces exotiques, parmi lesquellesil faut distinguer l’arbre triste, nyc -tanlhes arbor tristis ; ainsi nommé ,parce que ses fleurs ne s’ouvrent quede nuit. On rapporte qu’elles répan-dent une odeur très-agréable. Uneautre espèce est nommée dans nosjardins, jasmin d’Arabie; sa fleur estblanche, d’une odeur très-péné-trante et très-suave; mais l’arbuste estdifficile à conserver. 11 faut le tenirpresque continuellement sous uachâssis, et échauffer souvent le potqui le contient par un réchaud defumier. On le multiplie de mar-cottes.
NYCTÉRIBIE, JYycteribia. Nou-veau genre d’insectes créé par La-treille , pour y placer un individuobservé déjà par Linné , et nommépou de la chauve-souris ; c’est uuhippobosque aptère. Poyez hippo-BOSQUE.
NYMPHE. C’est le second étatdes insectes, avant d’arriver à leurperfection. Ilcsi, pour la plupart,une situation d’immobilité, de res-serrement, et souvent d’occultation,que l’on prendrait pour celle de lumort.
Les nymphes ne prennent pointde nourriture. Les unes présententune masse ovale, recouverte par unligament coriace , qui n’est pas lapeau de l’animal. Dans d’autres ,