AFRIQUE. — HAUTE-AFRIQUE . — PLATEAU ; BORD SEPTENTRIONAL.
les vallées transversales qui lui ouvrent le passage deschaînes de Lupata et de Séna. Il n’a de cours inférieur quedans la plaine de Sofala .
Au N. de Zambèze , le bord oriental du Plateau-Africainest entièrement inconnu. La côte, souvent bordée de mon-tagnes , n’offre nulle part de larges plaines ; elle porte lesnoms de Mozambique, du Zambèze au cap Delgado; deZangucbar, du cap Delgado à l’équateur, et de côte d ’Ajan,de l’équateur au cap Guardafoui.
Bord septentrional.
Mous entrons ici dans un domaine où tout est probléma-tique. Les cartes indiquent les monts de la Lune, en arabeDjebel-al-Komri , comme faisant la lisière septentrionale duplateau. Us aboutiraient, à l’E., au pays de Cafja au S. del’Abyssinie, et se prolongeraient à l’O., jusque vers le Quorra.L’Anglais Denham a seul pénétré dans cette lisière du pla-teau. Le lac Tchad , à 1250 pieds au-dessus de la mer,baigne une plaine qui s’élève graduellement vers le S. jus-qu’aux monts déchirés de Mandara, de 5,000 pieds, quisupportent une terrasse de 5,000 pieds ; plus au S. desmontagnes de 8,000 pieds séparent probablement la terrassede Mandara de celle d 'Adamoua , sur laquelle on n’a quedes renseignemens fort incertains.
Au N.-O., les gradins du plateau forment, jusqu’auQuorra, les pays montagneux de Haussa et de Jacoba.
Les eaux du bord septentrional du plateau se rendent àPO. dans le Quorra ; au centre, elles se rassemblent dans lelac Tchad ; à l’E., dans le Nil-Blanc ou Bahr-el-Abiad,dont les sources sont très-probablement assez loin dansl’intérieur du plateau.
Bord occidental.
A l’E. de la baie de Biafra , le pays élevé des Ambosestouche immédiatement à la côte sans intermédiaire. De la,jusqu’au cap Lopez, le bord du plateau africain est encore in-
■i*
8