connu. Les Portugais sont établis du cap Lopezaucap Negro;néanmoinsmous n’avons pas sur ces contrées des renseigne-mens fort précis. Une terrasse Maritime, ordinairement sa-blonneuse, longe du N. au S. les pays de Loango, de Congo ,d’Angola et de Benguéla . Elle est accompagnée, à l’E., parune chaîne de montagnes que traversent de nombreusesrivières en y faisant des cataractes. Vers les gorges duCouanzo, le Mouria s’élève à 13,000 pieds. Plus loin, versl’intérieur, une seconde terrasse se soutiendrait à une hauteurde 2 ou 3 mille pieds, et serait séparée du plateau propre-ment dit par une nouvelle chaîne de montagnes, nomméeMalcmba entre le Congo et le Couanzo. D’après le voyageurfrançais Douville, qui dit y avoir pénétré en 1830, le pla-teau aurait ici une élévation de 5 ou 6 mille pieds et il yaurait des montagnes comparables à notre Mont-Blanc , en-tre autres le Zambi, de 14,730 pieds, près de l’équateur.
Congo ou Zaïre et Couanzo. Les deux principaux fleuvesde cette région sont le Congo , qui à son embouchure prendle nom de Zaïre , et le Couanzo. Ils descendent de l’intérieurdu plateau où leurs sources sont encore ignorées. Un grandnombre de rivières , parallèles au Zaïre et au Couanzo,arrivent à la cote à travers les terrasses et les montagnes
O
qui les séparent. Le bord occidental du Plateau-Africainparait ici composé de longues vallées transversales, étagéesen gradins, et de bassins séparés par des montagnes, plutôtque de terrasses analogues aux Karrous.
Séné-Bambiz. Au N. de l’équateur, le plateau conserveune élévation de 3,300 pieds et les rivières , au lieu deprendre leur cours à l’O. vers l’océan Atlantique , coulentà l’E. et au N. Le Séné-Bambiz, la plus septentrionale deces rivières , se dirige vers les monts de la Lune commepour se rendre au Nil-Blanc dont il pourrait bien être lasource.
Du cap Négro à l’embouchure de l’Orange, on n’a vuqu’une côte souvent sablonneuse et des montagnes qui laserrent de près. Les voyages récens exécutés au N. de
9