AFRIQUE.—HAUTE-AFRIQUE.—PT.ATEAC. — ABYSSINIE OU I1ABESCH.
l’Orange n’ont eneore donné qu’une idée bien imparfaitede la structure de ees contrées.
Entre l’Orange et le cap de Bonne-Espérance , le borddu plateau est en tout pareil à la partie méridionale. Uneterrasse Maritime fort étroite et fort inégale, des montagnes,Je prolongement septentrional des Karrous et des montsRoggeveld conduisent sur la terrasse de l’Orange où nousétions montés par un autre côté.
Intérieur du Plateau-Africain.
La partie méridionale, habitée par des missionnaires euro-péens dont les stations se trouvent sur les divers aflluensde l’Orange, est un pays inégal, mais toujours élevé. Per-sonne n’y a pénétré plus au N. que le tropique du capri-corne. On y trouve beaucoup de steppes, fort peu de forêtset moins encore de terres cultivées. Le reste du plateau esttout-à-fail inconnu malgré les noms de lacs, de montagneset de peuples inscrits sur les caries.
DÉPENDANCES DU PLATEAU-AFRICAIN.
Abyssinie ou Habescii.
La jonction du Plateau-Africain et de l’Abyssinie se faitpar une contrée coupée de vallées et de montagnes, où l’onnomme les pays d’Eful et de Choa . Le centre de l’Abyssinieou du Ilabesch est occupé par le plateau d ’Amhara, élevé de5,800 pieds vers le lac Tzana. L’Amhara est enveloppé auS. et à l’E. par les monts de Gojam et de Samen , de 9 ou10 mille pieds, qui contiennent les sources du Fleuve-Bleu ,en arabe Bahr-el-Azrek, branche orientale du Nil . L’éléva-tion et l’escarpement des montagnes font du plateau d’Ani-hara une citadelle dont l’abord est plein de difficultés.
La chaîne du Samen sépare l’Amhara du Tigré , terrasseonduleuse et arrosée par le Taccazè , ou Albara , l’un desaffluens du Nil . Le Tigré est bordé extérieurement de mon-tagnes qui le séparent de la terrasse maritime de Samhara,