AFRIQUE . — BASSE-AFRIQUE. — LE NIL.
collines de Naréa, ou par la grande ligne d’oasis, entre Bor-nou et Tripoli , ou peut-être au N.-E. par le Nil-Blanc , laNubie et l’Egypte .
Le Nil . — Sennaar. — Dongolaii. — Nubie .
S’il est vrai que le Séné-Bambiz (voy. p. 9) soit l’unedes sources du Nil-Blanc , le Nil serait le principal fleuvede l’Afrique et l’un des plus grands du globe. La sourceserait distante de l’embouchure de plus de 850 lieues, et lalongueur du fleuve, en tenant compte des sinuosités, seraitde 1,200 à 1,500 lieues.
A la réunion des deux branches du fleuve, le Nil-Blanc est environ six fois plus large que le Nil -Bien, ce qui sem-blerait annoncer que des neiges perpétuelles alimentent sessources. Dans la saison chaude, il ressemble plus à un lacqu’à un fleuve, par les dimensions de son lit et la tranquillitéde ses eaux. Grossi par les pluies périodiques, l’accumula-tion de l’eau lui donne quelque rapidité. Le Nil-Bleu descendau contraire avec une grande impétuosité des montagnes del’Abyssinie et arrive, de saut en saut, dans la plaine duSennaar, où le fleuve rassemble ses deux sources et entre dansson cours moyen, à 1,800 p. au-dessus du niveau de la mer.
Le Nil moyen traverse, par des gradins successifs, leSennaar, le Dongolah et la Nubie . Au S. du Dongolaii, il re-çoit le Taccazé, déjà très-navigable, qui surpasse le Nil-Bleu par le volume de ses eaux. Fort impétueux dans les mon-tagnes et dans les forêts de Mazaga , son cours se ralentit aupoint de former plutôt une suite de lagunes que le lit d’unerivière. Le Nil suit une vallée étroite et bordée dans toutesa longueur de deux chaînes de collines. La vallée seulecontient des villes ou des villages. Les montagnes qui, descôtes de la mer Rouge , s’avancent dans l’intérieur, déter-minent les sinuosités du fleuve qui descend d’un gradin àl’autre par de nombreuses cataractes dont les dernières sontcelles d 'Assouan (Syène ), par lesquelles il fait son entréeen Egypte .
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