VÉGÉTAUX.
La canne à sucre est fort commune en Guinée où elle nesert qu’à nourrir les éléphans, les cochons et les buffles,qui l’aiment beaucoup ; quelquefois le nègre en boit le suc.Effe parait indigène de l’Afrique aussi bien que de l’Inde .
L’on cultive dans une grande partie de l’Afrique le coton,l'indigo, le riz, le maïs, le leff, espèce de froment dont, enAbyssinie, les familles aisées se servent pour faire le pain,le sorgho ou blé de Guinée , le doura , différentes espèces demelons et de courges , l' igname et le manioc ; le riz n’est pas,comme en Inde et à la Chine , la base de l’alimentation deshommes; les n^reSjfonl un plus grand usage du sorgho,de l’igname et du manioc. Ce dernier, originaire de l’Amé rique d’où il a été apporté à la Guinée et au Congo, est unegrosse racine qui donne une farine très-nourrissante. —Les endroits les plus déserts ont le délicieux ananas.
Le Haut-Soudan produit le poivre de Guinée ou de mala-guette dont on fait peu d’usage, le piment ou poivre d’Espa gne , beaucoup plus répandu et plus utile, le gingembre,la casse. — La Haute-Egypte nourrit plusieurs variétés decassia dont l’une, cassia senna ou séné est connue par sesfeuilles légèrement purgatives.
Les Canaries , la Barbarie et tout le littoral de la Méditer-ranée voient les plantes de l’équateur prospérer à côté desfruits du midi, le bananier, le palmier nain avec le figuier,Y oranger , le citronnier, la vigne et le blé. Le papyrus , lejujubier et le lotus sont particuliers à celte région.
Le papyrus est un grand roseau des deux rives de la Médi-terranée , comme aussi des marais du Nil , du Jourdain, del’Euphrate et de Madagascar . On exprime de la racine unsuc doux. En Abyssinie, on tresse la tige en tissu si serrequ’on en fait des canots, auxquels un tronc d’acacia sertde quille; ces barques ont fait l’étonnement des voyageurs.Depuis la conquête de l’Égypte par Alexandre jusqu audixième siècle de notre ère, le papyrus servait à faire dupapier ; on coupait pour cela, par bandes longues et étroites,la pellicule placée entre la moelle et l’écorce ; on collait ces
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