AFRIQUE. — PEUPLES BLANCS î EMPIRE TURC ; EGYPTE .
Mamelouks réduire considérablement leur puissance. Ilsexercent des emplois ou font le commerce.
Les Grecs, les Juifs et les Francs sont adonnés au com-merce. Comme dans tout l’Orient, ces derniers se serventpour leurs affaires de la langue franque qui est un italiencorrompu. — On compte en Egypte une cinquantaine demille esclaves nègres.
Gouvernement. Tout en gardant les dehors de la dépen-dance envers la Porte-Ottomane , Mohammed-Aly a donnéà son royaume une organisation toute nouvelle. Quoiqu’il yexerce un pouvoir fort despotique, il a établi un divan ouconseil des députés des provinces, qui s’occupe des intérêtsde l’Egypte et qui reçoit les réclamations des administrés.A l’aide d’officiers européens, il s’est formé une armée régu-lière de près de 90,000 hommes ; il fait exercer à l’européenneplusieurs régimens de nègres ; les Bédouins lui four-nissent une excellente cavalerie. Son artillerie a été mise surun pied respectable et sa marine est supérieure à celle dusultan. L’ctat a été déclaré propriétaire de tous les biensfonciers, dont les anciens possesseurs, devenus usufruitiers,touchent les revenus sur le trésor public. Ainsi l’état est levéritable propriétaire; les nazirs ou préfets sont les régis-seurs et les Fellahs, les ouvriers. Les nazirs font ensemencerles terres avec les graines indiquées par le vice-roi ; ils sur-veillent les cultures, font transporter la récolte dans les lieuxdésignés par le conseil d’état et en paient la valeur au tauxfixé par le pacha. L’impôt est proportionné aux récoltes.Le Fellah est maître de ce qui lui reste après avoir fait salivraison au gouvernement. Le vice-roi exerce ainsi unmonopole absolu sur toutes les marchandises; il est, pourainsi dire, le seul marchand de son pays; maître des pro-ductions du sol, il les fait travailler dans des manufactureset fait des bénéfices immenses qui lui servent à payer sonarmée, à creuser des canaux, à fonder des établissemensvariés, parmi lesquels on cite une école militaire et uneécole de médecine qui rivalise avec celles des capitales euro-
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