AFRIQUE. — PEUPLES BLASCS; ÉTATS DE l’aBYSSIXIE.
dominante. Ils ont un sultan et professent l’islamisme. Leurcommerce avec le Soudan et l’Egypte par le Sennaar estassezconsidérable; il consiste en esclaves, plumes d’autruche,ivoire et gomme. — Kobbé, capitale.
AjiIIARA , TlCRÉ ET AUTRES ETATS d’AbYSSIME.
L’Abyssinie réunit tous les climats et toutes les produc-tions. Le sol en est très-fertile. Tous les animaux de l’Afri que y foisonnent: éléphans, lions, singes, hyènes;, lesanimaux domestiques y sont exceilens , surtout le cheval,le mulet et l’âne. Le pays est couvert de maisons isolées,de villages et de villes. Le peuple se nourrit de lait, de painde teff, de viande et de miel. La femme y fait, commedans tout l’Orient, les travaux les plus pénibles : labourer,moissonner, moudre le grain, couper le bois , porter l’eau.L ’amharique est la langue générale. Il y a des hommes detoutes les couleurs et de toutes les religions ; la chré tienne est la plus commune. Les Abyssins ont un Aboumou patriarche, nommé par le patriarche copte du Caire ,ils pratiquent le baptême et la circoncision, et donnentla cène à l'enfant aussitôt après qu’il a été baptisé; ilsmontrent bien plus de respect pour les saints et la Viergeque pour Dieu et Jésus-Christ. Chose inouïe chez lespeuples chrétiens , ils font des sacrifices de volaille etd'œufs pour obtenir la guérison des malades. Ils jeûnentle mercredi et le vendredi et ont en outre des carêmesfort rigoureux. Chaque église tire sa saiiitelé d’une archequi est l’objet d’une grande vénération. Les Abyssin !ont des mœurs douces, ruais fort corrompues. La polyga-mie n’est pas rare parmi eux et le mariage se dissout avec hplus grande facilité. A table, le mari et la femme s’intro-duisent réciproquement et en même lemjks les bouchéedans la bouche ; quand on les voit servir chacun sa proprebouche , on peut être assuré qu’ils ne sont pas bien ensem-ble. Ils craignent infiniment les sorciers et le maut*œil, et tout Juif passe à leurs yeux p;ur sorcier. Le id