AERIQUE. — PEUPLES BLANCS î AMiURA—TIGRE.
est fort rare parmi eux et les domestiques y sont plus fidèlesqu’en Europe . L’aumône est pratiquée libéralement.
Le nombre des mahomélans est assez considérable ; ilss’occupent de commerce et tiennent la douane. Les Juifs ouFalachahs (exilés) habitent les environs de Gondar, dans leSamen ; ils refusent aux chrétiens l’entrée de leur demeure.On mentionne encore sur le plateau d’Amhara les Camaoun-tes, peuple agricole, et les Zalunes, tribu nomade.
L’Abyssinie entière reconnaissait autrefois la souverainetédu Négus ou seigneur des seigneurs de l’Ethiopie . Il étaitcouronné à Axoum et résidait à Gondar. Les gouverneursdes principales provinces prennent le titre de Ras (rex? rad*jah?) ; celui du Tigré s’est rendu indépendant du Négusdepuis le commencement de notre siècle ; les nègres Gallas,qui ont envahi l’Abyssinie au seizième siècle, en ontdémembré plusieurs provinces.
I. Royaume d’Amuaba. 11 est sur le pluteau central, auxsources du Nil-Bleu. Le christianisme y est la religiongénérale, sauf chez les Falachahs ou Juifs des montagnes.Le pays abonde en bétes féroces, en pâturages, en trou-peaux, en miel et nourrit une population considérable.
Gondar, résidence du Roi et de l’Abouna ; 6000 habitans.
II. Royaume du Ticré. La vaste terrasse du Tigré , fertiliséepar le Taccazé et ses affluens, fait en entier partie de ceroyaume dont le Ras est le plus puissant souverain del’Abyssinie. Le bord oriental du Tigré renferme une plainecomposée entièrement de sel gemme, dont on fait la mon*naie. Le sel, l’or et l’ivoire alimentent le commerce dupays dont les habitans sont des Abyssins chrétiens ou maho-rnétans, et, vers le S., des Gallas, dont les uns ont adopté lechristianisme, d’autres l’islamisme, tandis que le reste estdemeuré païen.
Adoua, résidence du Ras, ville de 2,000 âmes au pltisssert d entrepôt aux marchandises d’Abyssinie qui doiventêtre transportées vers la mer Rouge . — A l’O. d’Adoua,I on voit les ruines d ’Axoum , ancienne capitale de l’Éthio*
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