AFRIQUE. -PEUPLES BLANCS J BAHARNAGACHE J CUANGALLAS ;
pie. Des degrés de pierre conduisent à des collines qui ren-ferment des demeures creusées dans le roc , ornées de co-Jonnades et de sculptures; les anciens rois y avaient leursépulture; la superstition croit y voir encore le tombeaude la reine de Séba, dont la mémoire est sacrée chez lesAbyssins. Axoum possède aussi des obélisques qui rappel-lent ceux de l’Egypte , des inscriptions grecques et d’autrestraces nombreuses d’une splendeur éteinte.
.1 III. Le II a h arn a g acre s’étend au N. du Tigré jusqu’à lamer. Il y a plus de mahométans que de chrétiens.
Arkiko et Massouah, ports sur la mer Rouge , sont lesentrepôts de l’Abyssinie et de l’Arabie. Massouah , dans unilôt, relève du vice-roi d’Egypte .
Dixan, dans l’intérieur, tire son principal profit ducommerce d’enfans que l’on vole en Abyssinie et que l’ontransporte à Massouah pour y être vendus et emmenés enArabie et dans l’Inde .
IV. Ciiangallas. Tout le versant septentrional de l’Abys-sinie et particulièrement le Kolla et le Mazaga, lisièremarécageuse et boisée de terres basses au pied du plateau,sont occupés par des nègres qui disputent les forets auxrhinocéros, aux éléphans et aux lions. Ils passent la saisonsèche dans les bois et celle des pluies dans les cavernes desmontagnes, circonstance qui leur a fait donner le nom deTroglodytes. On en voit même aux environs de Gondar.Les Abyssins, qui les désignent tous sous le nom de Clian-(jallas, leur font souvent la guerre et emmènent commeesclaves tous ceux qu’ils font prisonniers.
V. Royaume d’Ankobf.r ou Choa et Éfat. Ce pays, situéau S.-E. de l’Ambara, est hérissé de montagnes peu con-nues. Les vallées en sont très-fertiles. Les nècres dallas.qui en ont la possession exclusive, professent en partie lechristianisme. — Ânkober, dans l’Efat, capitale.
VI. Le Narf,a et le Caffa , au S.-O. de l’Abyssinie,étaient autrefois tributaires du Négus de Gondar. Leurshabilans, presque aussi blancs que les Napolitains, ont, dit -
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