AFRIQUE . — ÉTATS NEGRES ; HOTTENTOTS.
de France ), maigres, rabougris, ont plus de ressemblanceavec les Samoyèdes et la race mongole, dont ils ont les yeuiobliques et les pommettes proéminentes, qu’avec les autresnègres dont ils ont cependant les cheveux crépus. Leurnom vient probablement de leur langage dur, brisé, pleind’aspirations fortes, d’une articulation gutturale aussi désa-gréable que difficile; c’est comme si l’on n’entendait jamaisque hot en lot. Ils se nomment eux-mëmes Khouaï. On lestrouve dispersés dans tout le bassin de l’Orange et mêmeplus au N., ce qui les a fait considérer comme les plusanciens peuples du midi de l’Afrique . Ils se divisent etBaroas, connus des Européens sous le nom de Buschmen(prononcez : Bouchemine), c’est-à-dire, hommes de buis-sons, en Korannas et en Namaquois; ils ont, pour arme, laflèche. Craintifs à l’excès, par suite des vexations dont ilssont victimes, ils fuient les blancs et les nègres avec uneégale frayeur.
Les Namaquois habitent la côte occidentale, de l’Orangeà la rivière de l’Eléphant.
Les Buschmen ou Baroas, dispersés dans l'intérieur, à lasurface du plateau, hors des limites de la colonie, viventdans l’indépendance, la paresse et dans une excessive pau-vreté. Ils portent un morceau de peau pour ceinture et unepeau brute ou kross pour manteau.
Les Korannas, supérieurs aux autres Hottentots par leurtaille élevée et leur intelligence, se font redouter de tous lesindigènes. Munis d’armes à feu et montés sur de bons che-vaux, ils sont la terreur des tribus qui les entourent. Legrand bonheur de l’homme est, à leurs yeux, de fumer oude dormir. Enclins à la vie nomade , passionnés pour lachasse, ils souffrent leurs chefs plutôt qu’ils ne leur obéissentet n’ont d’autres lois que leur propre volonté.
11 faut encore ajouter aux Hottentots les Baslaards et lesGriquois, vû que la plupart d’entre eux ont été refoulés horsdes limites de la Colonie.
Les rapports des missionnaires annoncent que douze mille
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