EUROPE. — IIAl'TE-EUROPE. — PENINSULE IBERIQUE .
Le Douro, ou Douera, le Tage (en esp. Tajo ; en port.Tejo ) et le Guadiana parcourent le Plateau-Castillan où ilsont la presque totalité (le leur cours. Ce sont des fleuves deplateau tels que ceux de la Haute-Afrique ; l’Europe n’ena nulle part ailleurs de semblables. Ils ne sortent des mon-tagnes et ne deviennent navigables que vers leur embou-chure. — Des bords arides, coupés à pic, un lit torrentueux,embarrassé et rétréci, des eaux jaunâtres et bourbeuses par-courant une campagne dépouillée, sèche, abandonnée, cou-verte d’une poussière rougeâtre qui pénètre tout, voilà leTage et les autres fleuves des Castilles.
Le Guadiana se perd sous terre dans les plaines de laManche et reparaît 8 lieues plus loin aux Ojos de Guadiana.En Portugal , il fait la cataracte du Sallo de Lola (Saul duLoup ).
VAragon, ou le bassin de l’Ebre , pays autrefois très-floris-sant, aujourd’hui plein de villages pauvres ou en ruines, pos-sède un sol naturellement imprégné de sel, qui offre néan-moins des cantons fertiles.
L’Ebre prend sa source au point de séparation des montsCantabies et Ibériques .
La vallée qu’il parcourt devient une plaine basse à Tu-dela. Les Salados ou rivières salées, les lagunes salées, lesbancs de sel gemme, qui la caractérisent, rappellent lessteppes du Touran et de l’Iran. La navigation de l’Ebre estsecondée par le Canal Impérial qui commence vers Tudela .
A Mequincnza , la plaine se ferme par le rapprochementdes avant-monts des Pyrénées et du système Ibérique . Cepas franchi, l’Ebre se jette à la mer au-dessous de Tortosa .
Cette partie de la Péninsule comprend la plaine du Gua-dalquivir, ou VAndalousie proprement dite , et la chaîneBèlique.
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