Quelques autres bois, le buis et le noyer par exemple, oniune utilité moins vulgaire. Le buis, qui prospère surtoutdans l’Europe méridionale , sert à fabriquer des boîtes, desinstrumens à vent et beaucoup d’autres objets ; on le pré-féré pour la gravure sur bois. Le noyer trouve un emploi Ifort général dans la confection des meubles, malgré la con-currence de l’acajou.
Nous ajouterons ici quelques remarques sur Iaculture dutabac et le commerce des céréales. '
Le tabac, originaire d’Amérique , de la Chine et de l’Asie méridionale, réussit mieux dans les climats chauds que damles autres ; néanmoins, depuis que l’usage s’en est répandadans toutes les classes de la société, on le cultive dans la pin-part des pays de l’Europe . Dans le dix-septième siècle, tegouvernemens punissaient les fumeurs et les priseurs; maisla passion l’emporta sur les lois ; et, même dans les églises, onvoyait hommes et femmes sortir de leur poche la râpe elle tabac pour priser dans les intervalles de l’office.
Les premières graines de tabac furent apportées en Europe vers 1560. Aujourd’hui cette plante, propagée en Espagne ,en Italie , en Turquie , en Hongrie , en Allemagne et e»France , tient un rang considérable parmi les productions dusol. La Hongrie , l’un des pays de notre continent quidonne le plus de tabac et du meilleur, en livre au com-merce 250,000 quintaux par an ; la Russie méridionale120,000 quintaux ; la Prusse environ 250,000 quintauxIl faut ajouter à cela l’importation des tabacs américainsqui ne monte pas à moins de 850,000 quintaux ; le seulport de Brême en a reçu plus du tiers de ce chiffre en 1833- 'Commerce des Céréales. Quoique toute l’Europe produis!le blé, plusieurs pays n’en ont pas suffisamment pour leurconsommation c’est le cas de l’Angleterre, malgré le pomide perfection o.'i l’agriculture y a été portée.
La Pologne pro-duil beaucoup de blé pour l'exportation,et le port de Dantzig , qui est le grand entrepôt du commerce lqu’on en fait, exporté en moyenne environ 1,600,000176