hectolitres de grains, dont le froment fait les deux tiers.Le froment de Dantzig surpasse en qualité la plupart desproduits de ce genre. Kônigsberg ne fournit guères moinsde grains que Dantzig ; mais le seigle y entre pour plus dela moitié.
Riga , Pétersbourg et Archange ! sont lesdébouchés du bléde la Russie septentrionale. Il sort de Riga jusqu’à 2 millionset plus d’hectolitres de grains, dont le seigle fait plus dela moitié; le froment, un sixième seulement; Pétersbourgexporte plus de froment que d’autres céréales; en 1851,année fort productive en Russie , les trois ports nommés plushaut ont expédié près de 4,700,000 hectolitres de blé dansl’Europe Occidentale .
Odessa , sur la mer Noire , tend à devenir l’un des prin-cipaux marchés du blé de la Russsie. Ce port, qui approvi-sionne une partie du littoral de la Méditerranée, exporteeu moyenne 1,500,000 hectolitres de grains, presque touten froment; mais on se fera une idée des variations quepeut éprouver ce genre de commerce par les deux indica-tions suivantes : en 1828, il n’est sorti d’Odessa que 62,400hectolitres de grains, tandis qu’en 1830 le chiffre de cetteexportation s’est élevé à plus de 2,600,000 hectolitres.En voyant de pareilles variations dans la production, oncomprend comment il se fait que les pays les plus riches encéréales se voient quelquefois dans la nécessité d’en tirereux-mêmes des pays étrangers.
L’Irlande , où le peuple connaît à peine le pain et ne senourrit que de pommes de terre, envoie en Angleterre envi-ron 2,500,000 hectolitres de grains.
L’Angleterre tire du dehors (Prusse , Russie , Irlande ,Amérique ) en moyenne 5 millions d’hectolitres de blé paran.
ANIMAUX.
Couverte d’hommes, d’habitations et de culture , l’Europe n offre plus que dans quelques régions, telles que la Russie
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