D’autres animaux sont propres à l’Europe boréale : laScandinavie et la Russie ont les bêtes à fourrures; leursforêts sont exclusivement le séjour de Yélan, et leurs campa-gnes les plus froides nourrissent le renne. Le lemming ha-bite la Scandinavie où il fait ses migrations comme en Sibérie .Les marais du Nord voient le cigne, Ycider et une fouled’autres canards, I'oié sauvage, le grèbe.
Quelques chaînes de montagnes nourrissent des animauxparticuliers. Les Alpes et les Pyrénées ont la marmote, le cha-mois, le bouquetin et, pour oiseau de proie, le lœmmergeyer ouvautour des agneaux (gypète barbu) ; le grand aigle, leschoucas voltigent autour de leurs cimes les plus sauvages.
Les oiseaux peuvent être classés, quanta leur distribu-tion géographique, en oiseaux permanent, oiseaux d’été etoiseaux d'hiver.
Les oiseaux permanens sont fort nombreux ; aigles, vau-tours, milans, corbeaux, hiboux, èperviers et autres oiseaux deproie ; merles, geais, pics, perdrix , coqs de bruyères et unefoule d’autres de tous genres.
Les oiseaux d’été viennent des pays chauds, la plupart del’Afrique et du sud de l’Europe : la bécasse, la caille, le ra-mier, la cigogne, le coucou, la grive, Yalouette, Yhirondelle, lerossignol. Us arrivent au printemps et nous quittent en au-tomne pour passer l’hiver sous un ciel plus doux.
Les oiseaux d’hiver nous arrivent du Nord d’où le froid leschasse à l'entrée de l’automne ; ce sont les oies, les canards,le cygne et d’autres qui retournent vers le pôle à l’approchedes chaleurs.
Animaux cl produits du règne animal qui donnent lieu à uncommerce important.
Le ver à sot’e, dont nous avons vu l’introduction enEurope sous Justinien (T. I. p. 261 et 262.), est aujour-d’hui l’une des ressources principales de l’Italie , du midi de la France , de l’Espagne , de la presqu’île Hellénique etde la Hongrie . Bien qu’on l’ait introduit en Russie , enSuisse , en Prusse et en d'autres pays, il n’y forme pas en-
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