core une branche étendue de l’économie agricole. On porteà plus de 120,000 quintaux la production de la soie en Eu rope . L’Italie seule en livre près de 70,000 quintaux; laFrance près de 50,000; l’Espagne 15,000. Le soin des co-cons occupe en France seulement plus de 180,000 person-nes ; en Italie , 420,000.
Le kermès (coccus ilicis) insecte du houx, espèce decochenille commune dans l’Europe méridionale , donne uneteinture rouge médiocre. On estime davantage celle quel’on tire de la cochenille de Pologne , ou kermès du No> d, insectequi vit sous terre aux racines de diverses plantes ; cette tein-ture était l’objet d’un commerce considérable avant l’impor-tation de la chochenille d’Amérique ; les Polonais, les Rus ses , les Hongrais s’en faisaient de grands revenus ; elle n’estplus guère usitéequ’en Russie . l*» vraie cochenille, originairedu Mexique et du Pérou , naît sur les cactus, plantes char-nues des pays chauds. Elle a été introduite en Andalousie .
Nous avons déjà mentionné ailleurs (T. I, p. 90-95.)lespoissons des mers de l’Europe , principalement ceux dont 11pèche occupe et enrichit des contrées entières. Les carêmesdes catholiques Grecs et Romains ont fait naître l’idée demariner, de saler et de sécher le poisson pour le conserver, ,Les Hollandais passent pour avoir les premiers salé et séché Ile hareng; les Anglais et les Norvégiens ne s’y adonnentipas moins qu’eux et tous les ans des milliers de vaisseau» Jsont occupés les uns à pécher, les autres à transporter ltpoisson sec jusqu’en Afrique et aux Indes-Occidentales. URussie et la France trouvent aussi dans la pêche une sourcede richesses.
Divers produits animaux alimentent aussi un commerceétendu. L’Irlande , par exemple , livre à la marine anglaise toute la viande salée qu’elle consomme. Elle exporte 57 mil-lions de livres de beurre pour l’Angleterre, qui en reçoit |aussi 9 millions de livres de la Hollande et de la Belgique . |Ces deux derniers pays, conjointement avec le Danemark ,
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