approvisionnent de beurre une grande partie de l’Allema-gne septentrionale.
Jja Suisse et la Hollande fabriquent le fromage en assezgrande quantité pour satisfaire aux besoins d’une partie del’Europe et de l’Amérique .
Le suif, d’un emploi si général pour la fabrication deschandelles, du savon et pour la prépération des cuirs, nesuffit pas, dans l’Europe occidentaleà la consommation qu’onen fait ; on va le chercher en Russie qui en tire elle-mêmebeaucoup de la Sibérie, d’où l’on reçoit le meilleur. St.-Pétersbourg , le principal entrepôt des suifs, en exporteenviron 1,400,000 quintaux; la Russie en livre 1,700,000dont la Grande-Bretagne seule achète 1,400,000 quintaux.
L’Europe tire un million de cuirs bruts de l’Amériquedu Sud, entre autres de Montevideo et de Buenos-Ayres .
Les os, employés en grand dans la rafination du sucre etpour l’engrais des terres, utilisés dans les arts pour fairedes manches de couteauxet une foule d’autres petits objets,donnent lieu à un commerce étendu en Allemagne , en Hol-lande et en Angleterre.
La laine d’Allemagne surpasse aujourd’hui en finesse eten douceur celle même des mérinos d’Espagne . Aussi est-ce delà que les Anglais la tirent de préférence ;sur 400 ou430 mille quintaux de laine que l’Angleterre reçoit, elleen tire d’Espagne 5b mille quintaux et d’Allemagne 240ou 230 mille. La France produit 1,900,000 quintaux delaines et en tire 250 à 500 mille de l’étranger.