EEROPS. — PEUPLES TURCS, GRECS ET SLAVES ; EMPIRE TURC.
voit quelques restes d’antiquités grecques. Les bazars oumarchés, remplis de toutes sortes de marchandises, alimen-tent un commerce étendu. Plus de 500 édifices sont desti-nés aux bains dont les Orientaux, qui ne portent pas de linge,font un fréquent usage. Ou peut citer aussi l’imprimeriehébraïque et celle qui publie des livres persans, arabes etturcs , transférée aujourd’hui à Scutari , que l’on considèrecomme un faubourg asiatique de Constantinople . Le châteaudes Sepl-Tours , célèbre prison d’état, occupe l’extrémitéméridionale de la capitale.
La ville proprement dite fait un triangle dont le côté S.-E. longe la mer de Marmara ; le côté N.-E. suit le golfeétroit et alougé de la Corne d'Or , qui sert de port, et dontl’entrée se trouve entre la Pointe du Sérail et le faubourgde G ahta, quartier tout à fait marchand , à l’O. duquel lefaubourg de Péra, longe la rive septentrionale de la Corne d’Or . Péra est le quartier des Francs et eu particulier desambassadeurs étrangers. Avant l’iucendie qui l'a consuméen 1851, on lui donnait 200,000 habitans. La diversité desnations réunies à Péra et à Galata en fait une vraie Babel ;on y parle turc , grec , hébreu , arménien , arabe, persan ,russe, valaque, hongrais, allemand , anglais , français et ita lien . Le faubourg St. ücmelri est le quartier des Grecs ;mais les anciennes familles byzantines, qui fournissaient deshospodars à la Valachie et à la Moldavie , habitent daus laville même le Fanar , d’où elles tirent le nom de Fanariotes.
Constantinople a souvent été dévastée par d’affreux in-cendies; la pesie cause souvent de grands ravages dans lapopulation que l’on estime à 600,000 âmes dont les Turcsforment la moitié, les Grecs, le quart ; les Juifs, les Armé-niens, et les Francs , le reste.
-dndrinople, en turc Edrènèh, ville fortifiée vers la Ma ri Us,a servi souvent de résidence aux sultans. On y voit la mos-tpiée de Sélim II , plus élevée que S 10 Sophie de Constan tinople ; elle passe pour la plus belle du monde; le bazard dli-pacha, d’une grandeur et d’une beauté rares; l’Eski-
191