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LE RETOUR.
dent en les mesurant sur leur bras, du pouce aucoude; ils y amènent aussi des bestiaux, du café,du blé, etc.
Un grand nombre d’achats et de ventes se fontpar troc; il y a cependant quelques objets qui nes’échangent que contre de la monnaie, des talariou amoulehs ; de ce nombre sont les bestiaux. Pour2 pièces de sel on peut avoir un bel agneau, et leplus beau mouton ne coûte pas plus de 5 amoulehs(1 fr. 25 c.). Un bœuf de labour se vend environ70 amoulehs (18 fr. ); on peut avoir un petit bœufpour 30 amoulehs. Le prix des chevaux et desmules varie entre 7 et 12 talari.
La population d’Aleyou-Amba est très-mêlée; ony voit des Amharras, des Gallas, des musulmansde la province d’Efate, des Danakils, des Saumaliset des trafiquants d’Harrar .
Les habitants d’Harrar forment la partie la pluscurieuse de cette population. — Les Harraris appar-tiennent à la race des Saumalis; mais ils surpassentceux-ci de toute la supériorité qu’ont des popula-tions fixées dans les villes et adonnées au commercesur des tribus qui mènent la vie nomade. Dans cesdéserts de l’Afrique orientale , qui s’étendent entrel’Abyssinie, les régions habitées par les Gallas etl’Océan, les Harraris sont la seule population qui