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LE RETOUR.
raris; on y trouve aussi le safran, des cotonniersavec la soie desquels on fabrique des étoffes pourvêtements. Une population de 2 ou 3,000 âmes estenfermée dans la ceinture crénelée qui entoure laville. Les Harraris sont doués d’aptitudes extraordi-naires pour le commerce, auquel ils se consacrentexclusivement. Le commerce d’Harrar se divise entrois grandes branches. Une partie de la populationmobile qui forme les caravanes se dirige sur le Choa ,une autre parcourt les tribus voisines des Gallas,une troisième descend le territoire encore très-peuconnu d’Augadène, au [sud de la région occupéepar les Saumalis; ceux qui vont dans le Choa entirent des toiles de coton, du café, du tabac, desesclaves, etc., qu’ils rapportent à Harrar , et qu’ilsvont ensuite vendre à Berbereh. Les caravanes quifont leur tournée chez les tribus gallas s’y procurentdu safran, du café, de l’ivoire et des cornes de rhi-nocéros ; enfin celles qui se dirigent sur Augadèney achètent de la gomme arabique de première qualité,de la gomme-myrrhe, de l’ivoire, des cornes derhinocéros, des plumes d’autruche. On voit doncquelle est l’importance d’Harrar ; ses habitants, avecleurs mœurs industrieuses, sont appelés à jouer unrôle considérable dans l’Afrique ^orientale le jour oùl’industrie européenne viendra défricher dans ces