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LE RETOUR.
du Choa , sur une montagne qui porte le nom deBottchia-Magna. Le Guibé coule de l’est à l’ouest,passe entre la province de Kaffa et celle de Cambat,et se dirige ensuite vers le nord, où il est pro-bable qu’il va porter ses eaux au Nil . L’autre coursd’eau, un des plus importants de l’Afrique orien tale , sur lequel Djillo-Ramo m’a donné des indica-tions, est le Houabé, qui se jette dans l’océan Indien ,à louba. Suivant Djillo, le Ilouabé prend sa sourceau pied d’une montagne nommée Tibayou, au suddu lac Zohâhé, qui est lui-même situé au sud-ouestdu Choa ; le mont Tibayou appartient aux Gallasde la tribu Kordjassi, sur le territoire de laquelleil y a aussi un grand lac que traverse le fleuve. Moninterprète et l’envoyé d’Harrar , qui avaient souventtraversé le Houabé, m’ont complété les renseigne-ments de Djillo. Il traverse le territoire des tribusdes Arroussis, des Annias et des Hombennhés, cettedernière située à environ 18 lieues d’Harrar ; leHouabé longe la partie du pays des Saumalis quiporte le nom d’Augadène, sépare ce dernier paysd’une partie de la tribu Ania-galla, et va tomberdans l’océan Indien .
Au moment ou je pris congé de lui, Sahlé-Sallassime réitéra toutes les offres qu’il m’avait déjà faitespour me retenir. II me pressa encore d’accepter le