284
LE RETOUR.
Je ne m’étais pas trompé ; je n’eus que quatre joursà attendre à Zeyla : j’y trouvai une barque qui allaitmettre à la voile pour Moka; j’y pris passage. Zeylaest un des points par lesquels se font les échangescommerciaux de cette partie de l’Afrique : on y voittrois ou quatre maisons en pierre. La ville est en-tourée d’une muraille haute de 3 à 4 mètres qui luisert d’abri contre les agressions des tribus saumalisdu voisinage. Elle était soumise à l’autorité d’ungouverneur nommé par le chérif de Moka; mais lasouveraineté de ce petit port a été achetée récemmentpar un Saumali, riche, intelligent et actif, nomméAli-Cher-Markeh.
Je ne fis que toucher à Moka ; je m’y embarquaipour Aden, où j’avais à recevoir le remboursementdes avances que j’avais faites au capitaine Harrispendant son séjour au Choa . Je ne restai aussi quefort peu de temps à Aden, où les agents politiques,MM. Haines et Cruttenden, acquittèrent sans retardla dette de l’expédition anglaise. D’Aden je me rendisà Berbereh , sur la côte africaine de l’océan Indien ,à une distance de près de 100 lieues de Toujourra.Berbereh est le marché le plus considérable de cettepartie de l’Afrique , et il s’y tient pendant trois mois,tous les ans, une foire très-renommée. Cette foirecommence après les moussons du nord ; ce fut cette