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Second voyage sur les deux rives de la mer Rouge dans le pays des Adels et le royaume de Choa / par M. Rochet d' Héricourt
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LE RETOUR.

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foire qui minspira la curiosité de connaître Berbereh.

Lorsque jy arrivai, la ville, qui nest plus quunlieu désert lorsque le mouvement des affaires y acessé, sétait ranimée par larrivée des navires étran-gers et des caravanes chargées des produits indigènes.Cest une chose curieuse que cette brusque transfor-mation opérée comme par enchantement : tantôtcest un fouillis de huttes et de maisons formées avecdes nattes , tantôt cest la solitude la plus complète,un champ de carnage, une plaine de sable à demidéserte, les bêtes sauvages viennent se disputerles restes de festin et les dépouilles danimaux quyont laissés ses nomades habitants.

Quoique le premier aspect de Berbereh soit asseztriste, le mouvement maritime en varie un peu lamonotonie. Un long banc de sable et de corail de peudélévation sétend parallèlement à la côte, et aunedistance denviron un demi-mille, dans la directionoccidentale. Dans le bassin formé par cette languede terre et, par la côte, on trouve un excellent mouil-lage de quatre à six brasses de profondeur, depuis len-trée du bassin jusquà la ville elle-même, qui occupe. le fond de cette espèce de golfe. La marée suffit pourque des grands bateaux indigènes puissent y péné-trer : on les couche sur le côté pour les réparer;et, pendant la foire , un grand nombre de ces petits