qu’ajouter à l'enchantement qu’on éprouve en descendantsur le rivage de cette lie fortunée , et il est bien peu depersonnes qui ne tardent pas à se convaincre par une ob-servation plus attentive , qu’il n’existe peut-être aucunautre pays au monde comme Ischia , où la Providences’est plue à prodiguer dans un si petit espace autant debeautés et de charmes, qui font de cette île la contrée laplus intéressante et la plus agréable que l’on puisse ima-giner.
Au nombre des lieux qu’on remarque à Ischia , la vil-le de ce nom, qui en est la capitale, et les bourgs de Lac-co et de Foria sont situés sur le bord de la mer , tandisque Casamicciola , qui est sur la pente septentrionale del’Épomée et Pansa sur la pente occidentale , où les RoisAragonais venaient anciennement passer l’été, en sont àune certaine distance. Sur le vaste plan incliné et con-vexe que présente cette montagne du côté du sud , onobserve les villages de Serrara, Fontana, Moropauo, Ba-rano etTestaccio, outre une foule d’autres petits hameaux,de chapelles et de maisons de campagne , dispersées surtoute l’étendue de l’ile, dont la blancheur coupe agréa-blement la riante verdure qu’on y admire de toutes paris .Le délicieux petit village de Piéo, ainsi appelé parce qu’ilest au pied d’un monticule qui est une continuation del’Épomée , est au nord-ouest du vaste bassin de Campa-gnano. C’est le seul endroit d’ischia d’où l’on ne jouitpoint de la vue de la mer , mais on en est bien ample-ment dédommagé par la fraîcheur agréable qu’on y goûte,et l’aspect particulier de cette partie de l’ilc. Nulle partdans cette dernière, les ceps de vigne ne s’élèvent à une