si grande hauteur comme dans ce lieu. Une multitude depommiers, de noyers, de châtaigniers, de caroubiers, dechênes et de peupliers y croissent à l’envi au milieu dechamps semés de froment, de maïs et de toutes espècesde légumes. Ce fertile angle de terre , comme l’appelleavec raison un écrivain moderne, réunit les avantagesdes belles plaines de la Terre de Labour à ceux d’un val-lon élevé et isolé. Lorsqu’on fait le tour de Vile, on tra-verse successivement la plus grande partie dès endroitsque j’ai nommés, et les points de vue les plus magnifi-ques et les plus variés se présentent, pour ainsi dire, àchaque pas dans cette charmante excursion (1). Aucund’eux cependant ne saurait être comparé au coup d’œilravissant qu’on. découvre de l’hermîtage de S.‘ Nico-las (2), qui est situé sur la cime de I'Épomée, lequel fait de
(i)Les distances en milles entre les différents lieux qu’on traversependant cette intéressante promenade sont les suivantes:
d’ischia au Bagno-d’Ischia..
1
de Serrara à.Fontana,......
1
2
de Fünlana à St, Nicolas..
1
1
de St. Nicolas àMoropano.
2
de Lacco à Foria.....
2
de Mbropano à Barano....
1
5
3
de Pansa à Serrara*...
2
Total.
‘9
(2) Cet hermitage, taillé en entier dans le tuf, à Perception de la fa-
çade de la chapelle qui est en maçonnerie , et habité pendant quelquetemps vers la fin du quinzième siècle par Béatrice de la Quadra avec uncertain nombre de ses compagnes, lesquelles ne purent souffrir les intem-péries de ce lieu et se retirèrent au château d’ischia, où. elles fondèrentun couvent qui s’y soutint jusqu’en 1809, a été mis dans l’état où il estde nos jours par un Allemand , nommé Joseph d’Arguth-, qui commandaitl’ile sous le règne de Charles III. Cet officier étant tombé avec son che-val au moment où il venait de surprendre dans un endroit solitaire deux