posée de la première espèce de ces produits volcaniques.La base septentrionale de l’Épomée, jusqu’à la moitié desa hauteur, et une grande partie de l’intérieur de l’ile, sontformées par les matières qui appartiennent à la secondeclasse. Le Rotaro et un grand nombre d’autres monticu-les , principalement sur la partie méridionale, sont com-posés des matériaux rangés dans la dernière classe. Lapierre alumineuse résultant de la décomposition des lavespar les vapeurs sulfureuses, qui se rencontrait jadis à Ca-tréca , où l’on voit dans le lieu appelé la Péra les ruinesde grandes cuves en maçonnerie qui servaient à la fabri-cation de l’alun, qu’on transportait ensuite à la marine deCasamicciola laquelle porte encore aujourd’hui par cetteraison le nom de marine des Alumières , ne s’y trouveplus qu’en morceaux erratiques. On peut en dire autantdu soufre, quoique cette substance ait dû jouer un grandrôle dans les phénomènes qui ont précédé le passage deslaves à l’état de tuf (1). A l’égard des mines d’or, qui, aurapport de Strabon , existaient anciennement dans cetteîle , on ne trouve plus aucun indice de ce précieux mé-tal dans cette contrée, bien qu’il ne soit pas improbablequ’elle ait pu en renfermer jadis, ainsi que la riche mine
( i) Selon Parrino, il y avait jadis à Ischia un endroit d'où Pon retiraitdu soufre, comme cela se pratique de nos jours à la Solfatare, et qui futmême affermé jusqu'à un certain temps, mais je n'ai jamais pu découvriroù était situé ce lieu. On sait seulement que la dernière fois qu'on a ren-contré une assez grande quantité de cette matière à Ischia , c'est en cons-truisant le chemin de Lacco à Foria près de l'étuve de S. 1 Lorenzo. J'enai trouvé aussi de petits fragments à Catreca, et en faisant pratiquerl'excavation que je fis faire en i835 à la source du Tambour.