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de Nagyac, située dans le cratère d’un volcan éteint,prouve que l’existence d’une mine d’or dans un pays vol-canique n’est pas impossible. Il n’en est pas de même del’argile plastique, qui existe toujours en grande abondan-ce dans diverses parties de l’ile et particulièrement dansle territoire de Casamicciola , laquelle sert à la fabrica-tion des vases et des briques en terre cuite , dont Ischia continue à faire un commerce considérable depuis untemps immémorial. On l’extrait au moyen de puits et degaleries couvertes , comme on exploite les mines, et iln’est point rare d’y rencontrer des coquilles et des frag-ments de corps marins , qui autorisent à supposer quecette terre argileuse appartient à la portion du fond de lamer qui fut soulevée par la force des explosions, lors dela première apparition de l’ile au-dessus des flots (1).Quant aux terres labourables d’ischia , on peut les divi-ser ( en exceptant toutefois les endroits où, par des cir-constances locales, il a pu se former une quantité consi-dérable de terre végétale, comme par exemple dans lebassin de Gampagnano ) en trois classes : 1.° les terres ar-gileuses; 2.° celles dites pouzzolanes, qui sont forméespar un mélange de pierres ponces brisées et de cendresvolcaniques; 3.° enfin les terres sablonneuses. Les ter-rains composés des deux premières espèces sont les pluscommuns, et généralement aussi les plus propres à lavégétation ; mais ceux où la pouzzolane prédomine, pro-
(i) On trouve aussi au cap de l’Empereur une espèce de tuf renfer-mant une grande quantité de coquilles fossiles, qui ont dû être rejetéeségalement du fond des eaux par l’effet du feu.