remarquables, dont la médecine fait usage, rangées dansl’ordre dans lequel on les rencontre en faisant le tour d’Is-chia, en parlant de la capitale de l’ile, sont les eaux dePontanô, du Bagno-d’Ischia , de Castiglione , de Gurgi-tello, deCappone, de Bagno-fresco, de laRita, de S.' e Res-tituta, de S.‘ Montano, de François I , de Citara, d’Ol-mitello et de Nilroli. Le plus grand nombre de ces sour-ces se trouve dans la partie septentrionale de l’ile depuisla ville d’ischia jusqu’à Lacco, et principalement dans lesenvirons de Casamicciola , où, indépendamment de lacélèbre eau de Gurgitello, jaillissent une multitude d’au-tres sources thermo-minérales, qui forment deux ruis-seaux abondants qui vont se jeter à la mer. C’est aussidans la même portion de l’ile que l’on voit sortir de terrele plus grand nombre de fumeroles, que l’art n’a pasmanqué, en s’appropriant les eaux minérales d’ischia ,de mettre pareillement à profit, en faisant construire lesétuves de Castiglione, de Cacciuto et de S.' Lorenzo (1).
( 1 ) Outre les fumeroles ou vapeurs chaudes qui s'échappent dans plu-sieurs endroits du sol d’ischia, on observe au-dessous de Casamicciola ,dans le lieu appelé la ventarole de la Fundèra, une petite grotte forméepar des massifs de lave entre les fentes desquels il sort un vent froid enété, qui fait abaisser le thermomètre à i3° + o R, la température exté-rieure étant à 2 x° + 0 R. Le célèbre de Saussure , dans le § 14*4 de sesvoyages aux Alpes , parle de ce phénomène et rapporte les observationsfaites sur la température de l’air qui sort de semblables cavernes, nonseulement à Ischia , mais encore de celles de Testaccio près de Rome , deCesiprès de Terni et d’autres lieux de la Suisse . Pour expliquer cette singu-larité, on doit supposer avec tous les physiciens que l’air qui vient re-froidir cette grotte est renfermé dans des cavités souterraines, qui nesont pas assez profondes pour être inaccessibles à la chaleur de l’été et au