— 15 —
duisent des fruits qui passent avec raison pour être lesmeilleurs de l’ile. Les terrains sablonneux sont au con-traire les moins estimés, et se voient naturellement dansles endroits qui sont placés dans le voisinage de la merou peu élevés au-dessus de son niveau, comme à Citara et dans le vallon de S.* Montano. Les matériaux qui fontla base du sable qu’on observe sur les bords de l’ile, sontdes morceaux de lave le plus fréquemment basaltique ,de pierre ponce et de feldspath, réduits en fragments très-menus , et mêlés ordinairement dans les lieux où les tor-rents de l’Époméefvont se jeter à la mer à une grandequantité de particules noires et luisantes que l’aimant at-tire, et qui sont tout-à-fait semblables aux petits cristauxde fer qu’on remarque dans plusieurs points des rivagesqui bordent le cratère de Naples .
Le sol d’ischia étant entièrement volcanique et les feuxqui lui ont donné naissance n’étant point complètementéteints, mais se manifestant encore à la base et sur lesflancs de l’Épomée par les fumcroles ou vapeurs aqueu-ses qui s’en échappent, ainsi que par la chaleur souter-raine qui est si sensible dans plusieurs endroits de celteîle, on conçoit aisément que les eaux qui s’y trouvent,doivent être plus ou moins thermales et chargées de prin-cipes minéraux. En effet, aucune autre contrée n’est aussiriche à cet égard, et la température de toutes les sour-ces qu’on y observe à l’exception de celles de Bucèto,qu’un aqueduc porte à la capitale de l’ile, de la Péra etde quelques autres de moindre importance, qui viennentdirectement des sommités de l’Épomée, varie depuis 25°jusqu’à 8o° + o du thermomètre de Réaumur. Les plus