PRÉLIMINAIRE. vij
comparaison cle toutes celles qu’éprouve l’assiégeant, pour peuque la défense se prolonge.
Aux différens sièges dont j’ai parlé plus haut, les mineurs,aguerris, se fortilioient continuellement dans la pratique deleur art. Des obstacles imprévus, des circonstances difficiles,la nécessité, en un mot, qui souvent supplée à l’imagination,leur firent inventer une foule de ruses et de chicanes qui pro-longèrent beaucoup la durée de la guerre souterraine, dontles opérations sont déjà lentes par elles-mêmes. Le maréchalde Vauban,et Goulon, généralissime des armées de l’empe-reur, sont, je crois, les premiers qui aient décrit ce genrede combat. C’est encore à ces deux grands militaires que l’ondoit les premières règles qui aient été données pour la chargedes fourneaux.
Yauban lit faire, à cet effet, un grand nombre d’épreuves,et chercha à déterminer la forme de l’entonnoir : c’est ainsiqu’on appelle l’excavation produite par le jeu d’un fourneau.Vient ensuite Vallière, qui substitua au cône indiqué par cegrand homme le paraboloide. Bélidor modifia d’abord le cônede Vauban , et dans la suite prétendit que l’entonnoir n’avoitaucune des formes qu’on lui avoit attribuées jusqu’alors. Toutesces discussions, comme on le verra dans ce traité, étoientinutiles pour les progrès de la science.
Au moment où les mines défensives se perfectionnoient dejour en jour , Bélidor publia une expérience qui sembloitleur faire perdre une grande partie de la supériorité qu’ellesavoient acquise sur les mines offensives. Xe savant professeurde la Fère annonça avoir crevé des galeries à 48 pieds die