PRELIMINAIRE. i*
vrages qui se sont succédés dans l’espace d’un demi-siècle ,que la science, dès son origine, avoit atteint par un vol rapidele dernier terme de la perfection, tandis que véritablement,jusqu’à ce jour, elle çsl restée dans l’enfance.
Les principales causes qui ont retardé les progrès de cettescience, sont le défaut de données certaines et l’inexactitudedes observations. Dans la solution du problème des minesil doit entrer une foule d’élémens susceptibles de se combi-ner entre eux, de se modifier et de varier suivant des lois quinous sont absolument inconnues. C’est dans les principes memesde la physique qu’il faut chercher l'explication de tous lesphénomènes produits par le jeu des fourneaux. L’expérience,sans laquelle les plus belles théories ne sont encore que d’in-génieux systèmes , doit éclairer ces recherches , et rassemblerun grand nombre de faits, qui, rapprochés par la plume dugéomètre et liés entre eux, constitueront alors un véritablecorps de doctrine, et mettront l’art des mines au rang dessciences exactes.
L’époque de cette révolution n’est pas éloignée. Dans unsavant mémoire sur la fortification souterraine, le généralMarescot vient de rectifier la nomenclature de la science.Il a rassemblé sous un même point de vue toutes les donnéesqui doivent conduire à la solution rigoureuse de ses princi-paux problèmes. En un mot, il a fait un appel aux ofliciersdu génie, et leur a montré du doigt la route qu’ils avoientà suivre. C’est dans l’intention de concourir autant qu’il esten mon pouvoir au vœu du premier inspecteur, que j’ai entre-pris cet essai sur les mines offensives et défensives. En voicile plan.
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