XIV
DISCOURS
depuis son origine jusqu’au moment où l’assiégé s’enterra sousses glacis, j’en déduis le premier système de mines défensives;système que l’on applique encore de nos jours , à quelquesmodifications près, aux places de peu d’importance.
Je passe successivement aux systèmes de Goulon, de Mé-grigni, de Delorme, de Cormontaingne, de Vallière, de Rugi,de Mouzé, de Dubuatet du général Marescot. J’attaque toutesces dispositions par la nouvelle méthode, fondée sur la sup-pression du bourrage; et combinant mes résultats avec d’autresdonnées non moins essentielles, telles que le surcroît d’ap-provisionuemens, le renfort d’hommes qu’exigent les placesfortifiées souterrainement, j’en tire des conclusions impor-tantes; et je termine cette quatrième partie par un exemplede disposition souterraine, suivant mes propres idées.
Enfin , pour ne rien laisser à désirer au lecteur , j’ai formé,à la fin de mon ouvrage, un recueil des procès-verbaux desexpériences qui ont été faites sur les mines. On y verra lesépreuves de Tournai , faites par ordre de Vauban et dirigéespar Mégrigni. Celles de la Fère, de Bisi, et beaucoup d’autresplus modernes encore, viendront ensuite. J’y rassemblerai, enun mot, toutes les pièces authentiques qui pourront éclairerle lecteur sur le véritable état de la science expérimentale desmines.
Tel est le plan que j’ai suivi : je le crois aussi neuf que plu-sieurs des idées émises dans ce traité. J’ai puisé dans les sciencesphysico-mathématiques les principes d’une théorie, qu’à lavérité je n’ai fait qu’ébaucher, mais qui seule me paroit sus-ceptible d’expliquer tous les phénomènes produits par le jeudes fourneaux. La chimie m’a été d’un grand secours ; j’en ai