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FORTIFICATION SOUTERRAINE.
16. Personne n’ignore que si l’on met la moindre étincelle encontact avec une quantité quelconque de poudre, toute la masses’enflamme presque instantanément. Il se forme soudain des fluidesélastiques susceptibles d’une grande force expansive, en mêmetemps qu’il se dégage abondamment du calorique et de la lumière.
17. Ces faits, dont la cause avoit échappé à la pénétration desLeibnitz , des Newton, et de l’ingénieux Stlial lui-même, s’expliquentnaturellement depuis que la chimie moderne a donné une analyseexacte des différens principes qui entrent dans la composition dunitre, et depuis qu’elle a fixé les idées des physiciens sur les phé-nomènes de la combustion.
18. Lavoisier en effet a démontré qu’wra corps ne brûle qu autantqu'il se combine avec l’oxigène. Il a de plus prouvé que Voxigène,dans ses diverses combinaisons , ne se dépouille pas toujours detout le calorique qui Je constitue dans l’état de gaz, et qu’il enabandonne une quantité cTautant plus grande que son union avecle corps combustible est plus intime. ( Voyez 'Traité élémentairede Chimie, par Lavoisier , pag. io3 et suivantes, a.® édition.)
îg. A l’aide de ces deux principes, qui sont déduits d’une suited’expériences bien constatées, il est facile de comprendre lathéorie de l’inflammation de la poudre.
20. L’acide nitrique, qui, combiné avec la potasse, forme lesalpêtre, est lui-même composé d’azote et d’oxigène. Ces deuxsubstances n’ont entre elles qu’un degré d’affinité très-foible; elless’unissent difficilement . aussi, dans la formation artificielle de l’acidenitrique, remarque-t-on qu’au moment de leur combinaison ilne se dégage qu’un degré presqu’insensible de chaleur.
L’oxigène et l’azote entrent donc en quelque sorte dans le nitreavec la quantité de calorique nécessaire pour les retenir isolémentà l’état de fluides élastiques; ils y sont donc jusqu’à un certain pointdans l’état de gaz condensés, et réduits au plus petit volume qu’ilspuissent occuper.
21. Supposons que l’on ait mélangé avec soin, et suivant les