CHAPITRE II.
PREMIÈRE PARTIE,
44- Les cinq propositions que je viens de rapporter sont , enquelque sorte, les véritables bases sur lesquelles repose toute lascience des mines. Elles nous serviront à expliquer les principauxphénomènes produits par le jeu des fourneaux, et j y aurai conti-nuellement recours dans le développement de la théorie que jevais exposer.
CHAPITRE II.
Action de la poudre enfermée dans une mine ; effets, quelleproduit ; for?ne de l’entonnoir.
45. Je crois avoir prouvé dans le chapitre précédent que l’expé-rience seule peut nous donner une mesure , sinon exacte , dumoins approchée, de la force expansive de la poudre. Il ne me serapas plus difficile de démontrer dans celui-ci que l’expérience seulepeut servir de base à la théorie physico-mathématique des mines;et que dans la solution du problème qui nous occupe il doit entrerune foule d’élémens susceptibles de se combiner entre eux, de semodifier, et de varier suivant des lois qui nous sont absolumentinconnues. On ne doit donc pas s’étonner si cette partie de lascience des mines est encore dans l’enfance, puisqu’il est très-probable qu’elle restera long-temps dans l’état où l’ont laissée ceuxqui nous l’ont transmise.
46 . Imaginons donc qu’au centre d’un corps sphérique A, homo- Hanche I er *.gène, incompressible, on ait placé une quantité quelconque de I?i s- 1 "'-poudre, et supposons en outre que l’inflammation soit instantanée.
47 . Cela posé, le fluide élastique agissant également en tous sens,chaque élément de la surface courbe dontC est le cercle généi-ateursera poussé suivant les directions CE, CD, etc. des rayons de la