PREMIÈRE PARTIE, CHAPITRE XI. 69
matière est encore trop neuve, et je n’ai pas assez médité moi-même la théorie dont j’ai posé les bases dans les chapitres précé-dens, pour me hasarder à marcher plus long-temps sans guidedans une roule aussi peu fréquentée. Je dois cependant rappelerici une idée qui est due au major Mouzé. ( Voy. son Traité deFort. sout., pag. 94.)
25 2. Cet habile mineur croit que les effets produits par les four-neaux surchargés ne peuvent venir d’une force de compressionqui, par sa nature, agit successivement et se perd par la commu-nication, mais d’une force de percussion agissant instantanément.11 trouve cette dernière force dans la réaction de l’air extérieur etle poids des terres qui, au moment de l'explosion, répercutent versle fond du fourneau le fluide élastique.
233. On auroit pu d’abord observer au major Mouzé , qu’enmécanique, on compare entr’elles les forces de percussion , en lesramenantà des forces de pression équivalentes. De plus, au momentoù le ressort de la poudre se débande, il frappe vivement les paroisdu fourneau. .Le fluide élastique qui doit se mouvoir avec une vitesseprodigieuse, si l’on en juge par la rapidité de l’inflammation, pro-duit autour de lui une violente commotion, qui est transmise auloin par l’élasticité du milieu: delà ces tremblemenS dus à un mou-vement de vibration interne , évidemment occasioné par unevéritable force de percussion. Il est donc inutile d’aller chercherdans la réaction de l’air extérieur l’explication de ce phéno-mène.