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FORTIFICATION SOUTERRAINE.
diminution du bourrage, cet objet demanderait encore à être sou-mis à l’expérience. Il serait nécessaire d’opérer contre des mursterrassés, ou dans des milieux traversés par des galeries boisées,revêtues, ou simplement percées dans le roc. Ce n’est qu’après unefoule d’épreuves de ce genre, que l’on pourra établir des règlescertaines pour la charge des fourneaux sans bourrage.
CHAPITRE XI Y.
Des fourneaux dont les entonnoirs se recroisent.
282. On dit de deux fourneaux que leurs entonnoirs sont tangens,lorsque les cercles extérieurs se touchent en un seul point, et quePlanche i."' leurs entonnoirs se recroisent, lorsque ces grands cercles se coupentrig. 18. réciproquement.
285. Il est évident que quand les fourneaux sont disposés de lasorte, c’est-à-dire, quand la distance de leurs lignes d’explosion estmoindre que la somme des rayons des grands cercles des entonnoirs,il y a une partie / D ou D è commune aux deux solides. Alix, etd’autres mineurs avant et après lui, en ont conclu que l’on doitdiminuer , en pareil cas, la charge des deux fourneaux, d’unequantité de poudre proportionnelle à ce solide D b d (1). J’avoue-
(1) C’étoit, comme l’on voit, le principe fondamental de la théorie des minesenseignée à Verdun , ou plutôt c’étoit le principe unique sur lequel reposoit toutela théorie de cette école, que les charges de poudre enlèvent toujours des solides quileur sont proportionnels. Ce théorème, adopté sans autre examen , après les épreuvesde Tournai , méritoit bien la peine d’étre démontré. Mais il simplifioit tellementla science des mines, qui se réduisoit par là au toisé de deux ou trois formesd’entonnoir , que l’on ne s’étoit fait aucun scrupule de généraliser un cas très-par-ticulier d’une théorie susceptible de la plus grande extension.