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FORTIFICATION SOUTERRAINE.
tranchée est terminée. Il n’y a rien dans cette description dont on11 e puisse se faire une idée sans le secours d’aucun dessin.
55a. Mais si le terrain est sans consistance, et exige des déblaistrop considérables pour que l’on puisse songer à taluter les joues dela tranchée, dès-lors on s’y prend de la manière suivante.
555- On établit, perpendiculairement à la direction de la galerie,Planche il. des pièces transversales A, A, A, que l’on recroise par des lon-Ejg. 5o. g r ines B, B, espacées entre elles intérieurement de la largeur horsd’oeuvre des galeries à construire. Toutes ces pièces, assemblées parentailles à demi-bois, forment par leur ensemble une suite de ca-dres à oreilles.
35 f. Tout étant ainsi disposé, on commence la fouille; et lors-qu’on arrive à 1 mètre de profondeur, on pose une suite de cadresFig. Si. unis C, G, C, et l’on coffre les joues de la tranchée en glissant desplanches d’un pouce d’épaisseur entre le terrain et les longrines.On continue cette manœuvre jusqu’à ce que l’on soit arrivé à laprofondeur du sol de la galerie. Si elle doit être maçonnée, on fondeaussitôt les pied-droits, enayantsoin d’opérer avec, précaution, allade retirer entiers une grande partie des bois qui ont servi à sou-tenir les terres. Avec un peu d’adresse , on pourra retirer mêmejusqu’aux planches du coffrage, si le terrain n’est pas absolumentmauvais. Je ne décrirai pas ces divers procédés, qui se présententd’eux-mêmes à ceux qui sont chargés de l’exécution de semblablestravaux.
355. Nous avons dit, dans la première section de ce chapitre,que, pour construire souterrainement, on étoit dans l’usage d’ou-vrir non-seulement de grands puits aux points d’intersections desgaleries, mais qu’on en ouvroit encore d’autres dans les intervallesde ceux-ci, et d’une dimension beaucoup moindre. Lorsque le tra-vail des galeries est achevé, on voûte les ouvertures de tous cespuits, que l’on achève ensuite de fermer entièrement en les com-blant avec de la terre. Cette opération ne présente aucune diffi-culté par elle-même ; et je ne m’y arrêterai un moment que pour