112 FORTIFICATION SOUTERRAINE.
du piston, sont deux soupapes, dont l’une s’ouvre quand l’antre seferme. Il en est de même des soupapes inférieures K et / : i et msont des contre-poids qui tiennent les soupapes h et l fermées : o et psont des tuyaux en cuivre, comme le reste du cylindre, et dont lesextrémités sont garnies d’un filet de vis qui sert à les lier avecles tuyaux de cuir, communiquant au souterrain dont on veutrenouveler l’air.
402. La machine étant ainsi préparée, si l’on fait monter lepiston, l’air renfermé dans le cylindre passe dans le tuyau ppar la soupape g, qui s’ouvre, tandis que celle h reste fermée. Enmême temps le vide qui se fait au-dessous du piston est rempli parl’air de la galerie. Quand le piston vient à descendre, la pressionde l’atmosphère force la soupape h à s’ouvrir, et celle g a se fermer.En même temps la soupape K se ferme, tandis que /, en s’ouvrant,laisse échapper l’air du souterrain.
4 <) 5 . On voit que, par le mouvement alternatif du piston, onpourroit renouveler en très-peu de temps l’air d’une galerie demine. Celte machine, d’ailleurs peu dispendieuse, auroit l’avantaged’être facile à transporter, de ne tenir que très-peu de place, etde fournir, avec un périmètre donné, le maximum de volume dair.Si on l’adoptoit, on pourroit pratiquer dans les galeries de jietitesniches pour la placer. Un seul homme sufliroit pour sa manoeuvre.
404. Au défaut de ventilateurs, les mineurs se servent avanta-geusement de soufflets de forge, que l’on peut se procurer partout.
Section X. e De la manière d’éclairer le travail des mines ,
4 0 5 . Dans les grandes constructions souterraines qui s’exécutentpendant la paix et à loisir, on n’est nullement embarrassé d’éclairerle travail des mines. Les puits nombreux que l’on creuse sur lalongueur des galeries, y établissent un courant d’air plus que suffi-santpour entretenir la respiration des hommes etla combustion deslampes. Mais lorsqu’une fois tous ces soupiraux sont fermés, lorsque