FORTIFICATION SOUTERRAINE.
l4
réfraction et d’autres causes font perdre au faisceau lumineux unepartie de sa force à chaque réflexion, 011 11e peut guère lui pré-senter plus de trois miroirs, si l’on veut que les derniers retourssoient suffisamment éclairés.
412. C’est à l’expérience à prononcer sur ce procédé, tout à lafois ingénieux et économique. Aujourd’hui que celte partie de laphysique des arts est extrêmement perfectionnée, je ne doute pasqu’avec un petit nombre de lampes on ne parvînt à faire en quelquesorte circuler la lumière dans les derniers replis du système de minesle plus compliqué. On placeroit de grands réverbères au centre descarrefours qui se trouvent ordinairement aux croisières des gale-ries et à leurs points de concours. Ils seroient comme autant defoyers d’où partiroient dans tous les sens des faisceaux de lumière ,que des miroirs plans, situés aux angles des retours et montés surdes axes mobiles, distribueroient ensuite à la volonté du mineuret suivant ses besoins.
/{i 3 . Une dernière eonsidéralion doit déterminer à ne pas rejetercette idée sans l’avoir examinée avec un peu d’attention ; c’est quel’on éviteroit par là les accidens que peut causer le transport despoudres dans les galeries, lorsque l’on y multiplie, suivant l’usageordinaire, les falots et les chandeliers.
CHAPITRE II.
De ïétablissement des fourneaux.
44. Tous les travaux que je viens de décrire n’ont d’autre but,et je crois l’avoir dit quelque part, que de conduire le mineur sousle terrain qu’il veut enlever, et lui donner la facilité d’établir sesfourneaux partout où le besoin l’exige.