SECONDE PARTIE, CHAPITRE II. 1 1Q
teroient l’air du rameau, et joindroient leur ressort au sien pourenfoncer la porte , quelque solide qu’on la suppose. *
429. Pour se garantir de la fumée, d’habiles mineurs ont donccherché à exclure entièrement le saucisson. Quelques-uns ont pro-posé , à cet effet, de porter le feu aux fourneaux par le moyen del'étincelle électrique. Dans ce cas, on remplaceroit le saucisson parun conducteur, tel qu’un fil d’arclial, que l’on isoleroit en le sus-pendant dans l’auget avec des cordons de soie, ou mieux encoreen le faisant passer dans des tubes de bois bien secs et frits dansl’iiuile. L’extrémité seroit terminée par une boule de métal placéeen présence d’un excitateur, dont la tige seroit jilongée dans lapoudre, en sorte que l’on donneroit le feu au fourneau en présen-tant à la boule située à l’autre bout du conducteur un corps élec-trisé.
45 0. Mais l’on sent que cet appareil, qui exigeroit de la part dumineur des précautions très-délicates, pourroit ne pas toujours réus-sir dans des lieux 011 l’air est souvent chargé d'humidité, et à tra-vers des bourrages où des filtrations abondantes ne manqueroientpas de mouiller bientôt le conducteur et d’intercepter le fluideélectrique.
45 1. M. de Rugi, ancien commandant de l’école de Verdun, aaussi donné un moyen pour porter le feu aux fourneaux sans lesecours du saucisson. Je vais le faire connoître, après avoir pré-venu toutefois que cette invention, à laquelle il attachoit beau-coup de prix, n’a pas toujours réussi, et qu’elle a quelquefois man-qué même entre les mains de son auteur.
452 . A étant le fourneau, M. de Rugi établit dans ses rameaux Planche m.un double auget co udé, comme on le voit en B, C, D. Il place en e %• es -l'amorce, et il renferme dans l’auget une ficelle portant la petitechaîne F. Après que l’auget est recouvert, on procède au bourragecomme à l’ordinaire. Pour porter le feu au fourneau, on roule sur
la cliaiaclle de la mèche décordée, que l’on allume. En tirant alors