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TROISIÈME PARTIE, CHAPITRE l“.
le terraiii.embrassé par ses galeries. Celles-ci ne sont, à proprementparler, que (les routes souterraines destinées à conduire le mineuraux foyers des volcans artificiels qu’il a dessein de préparer sousles pas de son ennemi. Leur distribution doit être combinée surl’objet qu’elles ont à remplir. Leur ensemble forme véritablementce qu’on appelle un système de mines défensives, ou de fortifica-tion souterraine ; et le meilleur de ces systèmes est, sans contredit,celui qui, avec beaucoup de simplicité et le minimum de déve-loppement , donne la facilité de porter des fourneaux sous les loge-mens de l’assiégeant, dans le moins de temps possible.
441. Je ferai connaître, dans une autre partie de cet ouvrage,ceux des systèmes de mines défensives dont j’ai pu me procurerles dessins. Mon but, dans ce chapitre , est de donner une idéedes différentes distributions de fourneaux que l’assiégé peut éta-blir. Il doit exister entre leurs distances, leurs lignes d’explosion,les temps de leurs inflammations, certains rapports, pour qu’ilsremplissent l’objet auquel ils sont destinés. Je vais entrer à cetégard dans quelques détails.
442. On donne le nom de mine simple à un fourneau isolé, tel
que <2, situé à l’extrémité d’un rameau. Ce genre de mines est le runche m.plus usité dans la guerre souterraine. Il peut être employé contre Fig. 71.la tête des sapes, sous des cavaliers de tranchée, sous les batteriesde brèclxe. Il sert encore à détruire les puits de l’assiégeant, et àrecombler ses entonnoirs. Vauban le désigne sous le nom de minedirecte, sans doute parce que le rameau va directement au-dessousdu point que l’on a intention d’enlever.
443 . Lorsqu’un rameau qui conduit à un fourneau isolé a est ri s- i' ucoudé , alors la mine simple se nomme mine en demi T, et elle
peut être employée toutes les fois qu’il s’agit de faire sauter unpoint situé à droite ou à gauche d’un rameau déjà construit, oubien lorsqu’ayant intérêt de conserver ce rameau , on veut enéloigner les poudres.
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