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AVIS DE L'ÉDITEUR.
dans l’édition de 1764 faite par l’abbé de Laportepour le compte de la veuve Ducliesne, ce morceauest reproduit comme Discours : or, Rousseau rec-tifia la note des pièces qu’on vouloit comprendredans cette édition, et que l’abbé lui avoit envoyée.Laisser passer sous le titre de Discours l’extrait deY Encyclopédie 9 n’étoit-ce pas sanctionner ce titre?
Ce n’est donc point sans surprise qu’on lit, dansl’édition de M. Lequien, l’avis suivant : « On a fort» ridiculement } dans toutes les éditions, donné Je» titre de Discours à ce morceau, qui n’est autre» chose qu’un long article d’un grand dictionnai-» re (*). » C’est d’après un mur examen, et par lesmotifs que nous venons d’exposer , que nous parta-geons sciemment le ridicule (**). Ce qu’il y a desingulier dans le jugement un peu sévère de l’édi-teur, c’est qu’en ôtant le titre de Discours à cetteproduction, il l’a conservé dans le volume intituléDiscours. Il en donne deux raisons : la première estque cet ouvrage sert comme dintroduction au volumesuivant, uniquement consacré à la politique. Comme
.(*) Œuvres de J. J. Rousseau, Paris , Lequien, 1823 »(om. n, p. 212. Ici, contre l’exemple de tous les éditeurs'M. Lequien supprime le litre de Discours ; mais on verra,page 8, note, une conduite tout opposée.
(**) Toutefois avec Rousseau, qui peut être considérécomme approuvant les deux édilious pour lesquelles il futconsulté par l’abbé de Laporte et Michel Rcy, avec Pupeyrou,Mercier, l’àbhé Brisard , MM. Delaunaye, Villenave , Dep-ping , etc. , éditeurs des Œuvres de Jean-Jacques, et coupa-bles tous du meme délit.